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    Hiver
     
        Des petits bruits feutrés à la fenêtre
        Ce sont les flocons du rêve blanc
        Qui valsent gaiement,
        De-ci, de-là au gré du vent.
        Une jolie dentelle de givre
        A ourlé les vitres
        De dessins exquis.
        Dans l'âtre le feu crépite
        Et nous offre ses ors en mille pépites,
        Sa longue flamme bleue
        Eclairant les yeux
        Et lèchant la braise incandescente.
        Dehors, le grand sapin majestueux
        Où j' ai vu des geais se réfugier,
        Agite ses branches poudrées.
        Un rayon de soleil est apparu,
        D'aussi jolis diamants je n'ai vu
        Scintiller sur la terre.
        La colline, là-bas , me donne envie
        D'aller soulever son doux tapis,
        Mais le blizard s'en charge.
        Au jardin, sur le rosier
        Un dernier bouton de rose a gardé
        D'infimes gouttelettes gelées,
        Perles délicates en cristal.
        Autour de la maison,
        Les oiseaux dans les buissons
        Chantent joyeusement.
        Hiver, malgré tes bises piquantes,
        Tes pluies verglaçantes,
        Tes matins de peine,
        Tes brumes grises sur la plaine,
        Ho hiver, je t'aime
        Car je sais que reviendra le printemps!
     
    Christiane L'Hermite-Coffrand.
     
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    nouvel an gui

    Quand une année se meurt,
    souvenirs seuls demeurent
    et naît un Nouvel An
    de l’utérus du Temps…

    Autre tour du soleil,
    différent mais pareil,
    alternant le sommeil,
    le rêve et puis l’éveil,

    le froid et la chaleur
    de la ronde des heures,
    le jour et la nuit noire,
    déceptions et espoir…

    Quel sera l’avenir ?
    Nul ne saurait le dire
    mais cet espoir demeure
    que l’année soit meilleure !
    Poétiquement vôtre

    Patrick MATHELIÉ-GUINLET

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    epoisse.jpg

     

    Un poème de l'abbé Charles Patriat (1900):

    Achète qui voudra le Camembert trop doux,
    Le Roquefort massif à l'arôme sauvage,
    Le Brie et le Gruyère interlopes, le sage
    Choisira son fromage, ô Bourguignon, chez nous.

    Gourmet, qui que tu sois, si d'abord tu te froisses
    D'entendre formuler ce principe certain,
    C'est que tu connais mal, ou j'y perds mon latin,
    Ce mets des connaisseurs: le fromage d'Époisses.

    Regarde-moi, voyons, sa rougeâtre patine,
    Vois les pleurs épaissis qui coulent sur ses flancs,
    Sens ce fumet subtil adoré des gourmands,
    Et conviens que c'est là dessert de haute mine.

     

    fête oblige : poème sur l'époisse

     

     

     

     

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           tube feuille

    Les sanglots longs
    Des violons
    De l’automne
    Blessent mon coeur
    D’une langueur
    Monotone.

    Spécial Automne: feuilles mortes et glands...

     

    Tout suffocant
    Et blême, quand
    Sonne l’heure,
    Je me souviens
    Des jours anciens
    Et je pleure

     

    Spécial Automne: feuilles mortes et glands...

    Et je m’en vais
    Au vent mauvais
    Qui m’emporte
    Deçà, delà,
    Pareil à la
    Feuille morte.

    Paul Verlaine,

     

     

     

     

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