• campanile d'hiver : poème

    Campanile d’Hiver

     

    La vigne endolorie sous le poids des nuages,
    Pareille au clapotis des barques enchainées,
    Gémit, pleure et s’éteint comme un brasier mouillé
    Par la rage du ciel et son gravier d’outrages.

     

    Les lavoirs de soleil et leurs lourds sarcophages
    Ruissellent de tumeurs aux couleurs bigarrées,
    Comme si leur destin se tissait sous les dès
    De gouttes détachées d’un suaire sauvage.

     

    Seule, morne et feutrée, une cloche d’airain
    Sonne un glas parfumé d’une douce beauté
    Dont le silence boit la mélodie sans fin.

     

    Or la vigne endurcie, comme un oratorio,
    Fugue le long de mots brillants de nouveauté,
    Que ce poème joue sur un pas d’adagio.

    Francis Etienne Sicard,

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  • Commentaires

    1
    Lundi 12 Janvier 2015 à 21:00

    belle soirée  bizzzzz

    2
    Lundi 12 Janvier 2015 à 21:57

    Un joli poème Cerisette. Bises et bonne soirée. ZAZA

    3
    Mardi 13 Janvier 2015 à 05:22

    Un bien joli poème ! Je te souhaite une bonne journée. Bisous

    4
    Mardi 13 Janvier 2015 à 05:58

    Je ne connaissais pas cet auteur

    beau poème gros bisous du mardi 

    en espérant autant de soleil qu'hier

    amitié Mado 

    5
    Mardi 13 Janvier 2015 à 09:05

    bizz et belle journée;

    6
    Mardi 13 Janvier 2015 à 17:53

    un très joli poème

    7
    Mercredi 14 Janvier 2015 à 09:17

    bizz et belle journée;

    8
    Jeudi 15 Janvier 2015 à 16:37

    un joli poème

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